Iran: le chef de la diplomatie exige des preuves à Trump sur les "32 000 morts" allégués lors de manifestations
18:47, 21/02/2026, samedi
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Valentin Flauraud AFP
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi observe après avoir prononcé un discours lors d'une session de la Conférence des Nations unies sur le désarmement, en marge d'un deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, Washington poussant Téhéran à conclure un accord visant à limiter son programme nucléaire, à Genève, le 17 février 2026.
Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a rejeté samedi les affirmations américaines selon lesquelles 32 000 civils auraient été tués lors de manifestations en Iran, affirmant que Téhéran a déjà publié des chiffres officiels et appelant à fournir des preuves pour étayer des estimations plus élevées.
"Vous savez, le peuple iranien est très différent des dirigeants iraniens, et c’est une situation très, très, très triste",
a déclaré vendredi le président américain Donald Trump, ajoutant que 32 000 personnes y ont été tuées sur une "période relativement courte".
Dans des déclarations publiées sur le réseau social américain X, Araghchi a indiqué que Téhéran avait déjà respecté son
"engagement de transparence totale"
en publiant une liste officielle faisant état de 3 117 victimes de ce qu’il a qualifié de "récentes opérations terroristes",
dont environ 200 membres des forces de sécurité.Il a ajouté :
"Si quelqu’un conteste l’exactitude de nos données, qu’il présente des preuves."
Plus tôt vendredi, Trump a déclaré qu’il
"envisageait"
une frappe militaire limitée afin de faire pression sur l’Iran pour parvenir à un accord, sans fournir davantage de détails.La dernière vague d’arrestations intervient quelques semaines après des manifestations en Iran, qui ont débuté pacifiquement en raison de revendications économiques avant de devenir violentes, faisant plus de 3 000 morts selon les chiffres officiels.
Les autorités iraniennes ont accusé les États-Unis et Israël de soutenir ce qu’elles ont qualifié d’
"émeutes"
et de "terrorisme".
L’Iran et les États-Unis ont repris plus tôt ce mois-ci des négociations sur le nucléaire dans la capitale omanaise, Mascate, suivies d’un nouveau cycle de pourparlers à Genève mardi, sous la médiation d’Oman.
La reprise des efforts diplomatiques intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alimentées par un important renforcement militaire américain dans le golfe Persique ainsi que par des exercices militaires iraniens.
S’exprimant lors de la réunion inaugurale du Conseil de la Paix à Washington, jeudi, Trump a averti que les États-Unis opteraient pour une action militaire contre l’Iran "
dans un délai de 10 à 15 jours"
si les négociations échouaient.À lire également :

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