Dans un message publié sur la plateforme sociale X, basée aux États-Unis, Emmanuel Macron a souligné que cette avancée avait été rendue possible grâce à "l’engagement des parties"
et aux efforts diplomatiques des États-Unis et du Qatar, aux côtés du Togo, médiateur de l’Union africaine. "À l’image de la conférence que nous avons accueillie le 30 octobre, la France restera engagée pour atteindre cet objectif"
, a-t-il ajouté.Jeudi, les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame avaient qualifié de "tournant"
la signature des Accords de Washington pour la paix et la stabilité, lors d’une cérémonie organisée sous l’égide du président américain Donald Trump.
"Une dynamique nouvelle et efficace"
Plusieurs dirigeants africains – Faure Gnassingbé (Togo), João Lourenço (Angola), William Ruto (Kenya), Évariste Ndayishimiye (Burundi) et Jessica Alupo (Ouganda) – figuraient parmi les participants.
Ouvrant son allocution, Paul Kagame avait exprimé des remerciements appuyés aux dirigeants présents et au Qatar, qualifié de partenaire "absolument central"
du processus. Le dirigeant rwandais avait salué l’implication du président américain, estimant que Washington avait introduit "une dynamique nouvelle et efficace"
axée sur la prospérité et l’investissement. Il avait rendu hommage au secrétaire d’État Marco Rubio et à Maslad Boulos pour leur rôle dans les discussions. Qualifiant les textes signés de "feuille de route la plus claire et la plus précieuse"
jamais obtenue, Paul Kagame avait toutefois averti : Si cet accord échoue, la responsabilité ne reviendra pas au président Trump, mais à nous-mêmes.
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Félix Tshisekedi avait, de son côté, insisté sur la portée "historique"
des accords, qui comprennent une déclaration de principes, un accord de paix et un cadre d’intégration économique régionale.
La fin de tout soutien étatique aux groupes armés
Il avait appelé à "surmonter enfin le cycle de violence, de déplacements forcés, de méfiance et de défiance"
dans l’est de la RDC, réaffirmant sa volonté de bâtir une coopération "fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence et la lutte commune contre les groupes armés"
. Les accords signés prévoient notamment le respect strict de l’intégrité territoriale, l’interdiction de tout acte hostile direct ou indirect, ainsi que la fin de tout soutien étatique aux groupes armés, dont les FDLR et le M23.
Ils comprennent la mise en œuvre du plan conjoint de neutralisation des FDLR (CONOPS), un désengagement coordonné des forces et la création d’un mécanisme conjoint de sécurité chargé de vérifier la cessation durable des soutiens armés.
Le texte engage également les deux pays à faciliter le retour des réfugiés et déplacés internes, à garantir l’accès humanitaire et à coopérer pleinement avec la MONUSCO.
Comité de surveillance conjointe
Un cadre d’intégration économique régionale doit être lancé dans les trois mois, visant la transparence des chaînes de valeur minières, la gestion conjointe des ressources naturelles et l’attraction d’investissements, notamment américains.
Un Comité de surveillance conjointe, incluant l’Union africaine, le Qatar et les États-Unis, supervisera la mise en œuvre de l’accord, entré en vigueur dès sa signature.
À noter qu’aucune poignée de main n’a été échangée entre les deux présidents à l’issue de la cérémonie.
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