Philippines: quand le président et son prédécesseur s'accusent d'addictions

Le président des Philippines Ferdinand Marcos a réfuté lundi les accusations de son prédécesseur Rodrigo Duterte le traitant de "drogué", en affirmant en retour que la consommation prolongée de fentanyl, un puissant opiacé de synthèse, avait affecté la santé de l'ancien chef de l'État.
M. Marcos répondait à une virulente tirade de l'ancien président sur sa campagne pour changer la Constitution du pays, dernier signe en date de la rupture entre leurs deux puissantes familles.
M. Duterte, dont la répression sanglante contre le trafic de drogue a fait des milliers de morts et conduit à une enquête internationale, a admis par le passé utiliser du fentanyl contre la douleur.
Le pacte s'est toutefois brisé au profit de stratégies tournées vers leurs bases électorales respectives et le renforcement de leurs positions avant les élections de mi-mandat l'an prochain et la présidentielle de 2028.
Sara Duterte et un cousin de M. Marcos, le président de la chambre des Représentants Martin Romualdez, sont considérés comme des candidats probables pour la prochaine présidence.
Les adversaires de la réforme redoutent aussi qu'elle n'ouvre la voie à une nouvelle candidature de M. Marcos, ce qui est aujourd'hui impossible, et déboucherait sur un affrontement avec Sara Duterte pour la magistrature suprême.
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