Le Premier ministre néozélandais interpellé sur Gaza: "New Zealand first ou Israel first?"

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a été interpellé par des militants pro-palestiniens au Parlement concernant la position de son gouvernement sur la guerre à Gaza. La militante Hahona Ormsby, participante à la flottille Global Sumud, a accusé Wellington de privilégier Israël au détriment des intérêts néo-zélandais. Si le gouvernement refuse pour l'heure de reconnaître un État palestinien, il a néanmoins appelé à un cessez-le-feu, soutenu l'aide humanitaire et réaffirmé son soutien à une solution à deux États.
Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a été vivement interpellé par des militants pro-palestiniens au Parlement. Au cœur des critiques: la position du gouvernement sur la guerre à Gaza et la reconnaissance de l'État palestinien.
Tensions au Parlement néo-zélandais autour de Gaza
Le ministre des Affaires étrangères de la Nouvelle-Zélande, Winston Peters, a été confronté mercredi à des militants pro-palestiniens au sein même du Parlement, selon Radio New Zealand.
Parmi les contestataires figurait Hahona Ormsby, militante ayant participé à la flottille Global Sumud à destination de Gaza et arrêtée par les forces israéliennes lors de l'interception du navire le mois dernier.
Des images diffusées par les médias locaux montrent plusieurs manifestants interrompant à plusieurs reprises le ministre pour réclamer une position plus ferme contre Israël concernant la guerre à Gaza.
La position de la Nouvelle-Zélande sur l'État palestinien
Face aux critiques, Winston Peters a défendu la politique étrangère de son gouvernement. Il a déjà indiqué que la Nouvelle-Zélande n'était pas prête à reconnaître un État palestinien de manière unilatérale, estimant qu'une telle décision devait s'inscrire dans un processus diplomatique plus large.
Parallèlement, Wellington a multiplié les critiques à l'égard de la conduite des opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Le gouvernement néo-zélandais a appelé à un cessez-le-feu immédiat, soutenu l'acheminement de l'aide humanitaire et réaffirmé son attachement à une solution négociée à deux États.
Le député travailliste Damien O'Connor a également interpellé Winston Peters, lui demandant comment la politique gouvernementale servait les intérêts des dizaines de milliers de victimes depuis le début de la guerre.
Une pression croissante des mouvements pro-palestiniens
Cet incident illustre la pression croissante exercée par les organisations pro-palestiniennes sur le gouvernement néo-zélandais. Plusieurs groupes réclament une reconnaissance officielle de l'État palestinien et des mesures plus fermes contre Israël dans le contexte de la guerre à Gaza.
Selon les autorités sanitaires palestiniennes, plus de 73 000 Palestiniens ont été tués et plus de 173 000 blessés depuis le début du conflit en octobre 2023. Les estimations indiquent également qu'environ 90 % des infrastructures civiles de l'enclave ont été endommagées ou détruites.
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