Mélenchon défend le vote à 16 ans en France
10:59, 12/10/2026, lundi
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À Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon défend le droit de vote à 16 ans, critique Parcoursup et présente ses propositions économiques, écologiques et internationales.Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle, a défendu dimanche à Clermont-Ferrand l’instauration du droit de vote à 16 ans, alors que les mobilisations lycéennes se poursuivent en France.
"Il nous faut le droit de vote à 16 ans"
, a-t-il déclaré, estimant que cette mesure contribuerait à renforcer "le devoir de respect à l’égard de la jeunesse"
.Le leader de LFI a également abordé les revendications des lycéens et des étudiants. Il a dénoncé la concurrence entre les établissements et les élèves, ainsi que la dégradation des conditions d’enseignement.
"Le savoir n’est pas une marchandise. Le jour où il le devient, nous entrons dans une société obscurantiste"
, a-t-il affirmé.Parcoursup et le système éducatif dans le viseur
Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur, qu’il a qualifiée d’
"école du vice"
. Selon lui, le dispositif incite les candidats à multiplier les choix de formation sans nécessairement avoir de projet précis pour chacun d’eux."Nous ne sommes pas pour la sélection. Nous sommes pour l’éducation. Nous sommes pour l’enseignement. Nous sommes pour l’acquisition des savoirs"
, a-t-il insisté, sans détailler à ce stade son programme éducatif.Annuler la dette détenue par la BCE
À l’approche du débat budgétaire à l’Assemblée nationale, le candidat a défendu sa proposition d’annuler la part de la dette française détenue par la Banque centrale européenne (BCE).
Il présente cette mesure comme un moyen de dégager des marges de financement pour l’État. Il a également affirmé qu’il chercherait, si nécessaire, d’autres sources de financement que les marchés financiers internationaux.
Mélenchon a par ailleurs critiqué les propositions budgétaires de Marine Le Pen, à laquelle il a attribué un objectif de déficit nul. Selon les éléments rapportés par Reuters, le plan de la candidate du Rassemblement national prévoit toutefois un déficit inférieur à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2030, et non une suppression totale du déficit.
Le candidat insoumis a aussi dénoncé la pression des fonds spéculatifs sur la France et accusé Emmanuel Macron ainsi que ses prédécesseurs d’avoir aggravé l’endettement du pays.
Mélenchon répond au président du Medef
Le leader de LFI s’en est également pris à Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), auquel il attribue l’intention de quitter le pays en cas de victoire de son mouvement.
"Ce n’est pas ce que disent les petits patrons ! Ils n’ont pas la possibilité de s’en aller et ne le veulent pas !"
, a-t-il lancé, accusant certaines "élites irresponsables"
de trahir leur pays.Il a promis de mieux représenter les petites entreprises et les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Il souhaite leur permettre de bénéficier d’aides publiques lorsqu’ils contribuent aux objectifs de sa planification économique.
Des écorégions et une souveraineté numérique
Sur le plan environnemental, Jean-Luc Mélenchon a proposé la création d’
"écorégions"
chargées notamment de coordonner la gestion de l’eau, de l’air, de la fertilité des sols et des mobilités.Il a également défendu la souveraineté française dans les domaines du numérique et de l’intelligence artificielle, tout en appelant à un contrôle international de cette technologie.
Dénonçant ce qu’il considère comme une
"colonisation numérique"
, il a critiqué la politique d’accueil des centres de données menée par Emmanuel Macron, en mettant en cause leur consommation de ressources.Un appel au non-alignement sur la scène internationale
En matière de politique étrangère, le candidat a réaffirmé son opposition à une implication de la France comme cobelligérante en Ukraine ou en Arabie saoudite.
"Nous sommes les partisans du non-alignement. Nous voulons décider par nous-mêmes de ce que nous faisons, comment nous le faisons, et sans aucun maître qui nous dit ce que nous devons faire"
, a-t-il déclaré.Il a enfin appelé à
"la fin du carnage en Ukraine, la fin du génocide à Gaza, la fin du carnage partout où il a lieu"
, plaçant la recherche de la paix au cœur de son discours.À lire également:

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