Des responsables américains de la sécurité nationale n’avaient pas suffisamment intégré dans leur planification un "scénario catastrophe"
dans lequel l’Iran bloquerait cette voie stratégique après les attaques, rapporte CNN, citant des responsables américains anonymes proches du dossier. Des hauts responsables ont reconnu lors de briefings devant le Congrès que la possibilité d’une fermeture du détroit n’avait pas été pleinement anticipée.
Selon les sources, l’administration considérait que fermer le détroit infligerait davantage de dégâts économiques à l’Iran qu’aux États-Unis, une vision renforcée par la décision iranienne de ne pas menacer de mesures similaires après les frappes américaines contre ses installations nucléaires l’été dernier.
Les sources indiquent également que l’administration Trump s’est appuyée sur un cercle restreint de conseillers pour planifier l’opération, limitant ainsi les débats interinstitutionnels sur les conséquences économiques en cas de fermeture du détroit par l’Iran.
Mauvaise lecture
"Je ne peux pas dire que nous anticipions nécessairement qu’ils réagiraient exactement ainsi (en fermant Hormuz), mais nous savions que c’était possible"
, a déclaré Hegseth lors d’une conférence de presse au Pentagone, cité par le New York Times. "Je pense que c’était une démonstration du désespoir du régime".
Certains conseillers militaires avaient averti que l’Iran pourrait mener une campagne agressive en réponse aux frappes USA-Israël, tandis que d’autres étaient confiants que l’élimination de la haute direction iranienne ouvrirait la voie à des dirigeants "pragmatiques"
prêts à mettre fin au conflit. Des responsables des départements du Trésor et de l’Énergie ont participé à certaines réunions de planification, mais leurs analyses économiques ont été moins mises en avant que sous les administrations précédentes, précise CNN.
Lorsque le risque d’une hausse des prix du pétrole a été évoqué, le président Donald Trump a "minimisé"
cette possibilité, affirmant que fragiliser le régime iranien était plus important, rapporte le New York Times. Hausse des prix
Les marchés pétroliers mondiaux ont été très volatils ces dernières semaines, face aux craintes de perturbations de l’approvisionnement après l’escalade du conflit avec l’Iran. Le Brent, référence internationale, s’est rapproché des 100 dollars le baril, les opérateurs évaluant l’impact potentiel des tensions autour du détroit d’Ormuz.
Depuis les frappes conjointes d’Israël et des États-Unis sur l’Iran le 28 février, ayant tué environ 1.300 personnes, dont le guide suprême Ali Khamenei, les hostilités se sont intensifiées.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe hébergeant des forces américaines.
Depuis le 1er mars environ, l’Iran a effectivement fermé le détroit d’Ormuz.
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