Japon: le Premier ministre Ishiba exclut de démissionner après sa débâcle électorale

Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a reconnu lundi la "défiance" et la "colère" des électeurs après la lourde défaite de son Parti libéral-démocrate (PLD) aux élections législatives, mais a exclu toute démission, promettant des "réformes fondamentales" dans son parti, en proie à un vaste scandale financier.
À la suite de son arrivée au pouvoir le 1er octobre, M. Ishiba avait convoqué des élections anticipées, espérant consolider sa position en renforçant celle de son parti, le PLD, au pouvoir presque sans interruption depuis soixante-dix ans. Selon les premières projections de la chaîne publique NHK, le PLD n'a toutefois pas atteint la majorité absolue, une première depuis 2009, et la coalition PLD-Komeito n’a pas réussi à obtenir la moitié des 465 sièges de la chambre basse.
"Jugement sévère"
Les analystes doutent de la capacité de l’opposition, très divisée, à former une majorité. M. Ishiba devra diriger un gouvernement minoritaire, risquant de faire face à des blocages législatifs ou de chercher de nouveaux partenaires de coalition. Le Premier ministre a précisé ne pas vouloir élargir sa coalition pour l'instant, préférant des négociations ponctuelles avec l’opposition sur certains textes.
Gains pour l’opposition
Lors des précédentes élections générales de 2021, le PLD avait une majorité confortable avec 259 sièges à la chambre basse, Komeito en détenant 32. Ce revers électoral marque le pire score du PLD depuis 2009, avant son retour au pouvoir en 2012 sous Shinzo Abe.
Enfin, les élections voient une hausse historique du nombre de femmes élues à la chambre basse, avec un total estimé à 73, selon NHK.
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