Génocide au Rwanda : la justice française relance l’enquête visant Agathe Habyarimana

La Cour d’appel de Paris a annulé ce mercredi le non-lieu accordé en 2025 à Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, et ordonné la poursuite de l’instruction ouverte en France pour "complicité de génocide" et "crimes contre l’humanité".
La chambre de l’instruction a ainsi relancé une procédure judiciaire engagée depuis 2008 contre l’ancienne première dame rwandaise, soupçonnée d’avoir joué un rôle dans le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.
La Cour d’appel avait initialement prévu de rendre sa décision le 8 avril dernier avant de reporter son délibéré sans explication publique.
Elément de l'"Akazu"
Elle est soupçonnée d’avoir participé à la préparation des massacres visant les Tutsis et les Hutus modérés après l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, événement considéré comme l’élément déclencheur du génocide.
Les parties civiles et le Pnat reprochaient notamment aux juges d’instruction d’avoir écarté certains témoignages et éléments historiques jugés essentiels dans l’analyse du dossier.
Demande d'extradition
Les parties civiles espèrent désormais une reprise des investigations, avec de nouvelles auditions de l’ancienne première dame ainsi que d’éventuelles investigations complémentaires au Rwanda.
Agathe Habyarimana bénéficie actuellement du statut de témoin assisté, intermédiaire entre celui de simple témoin et de mise en examen.
Cette affaire reste l’un des principaux volets judiciaires ouverts en France autour du génocide des Tutsis, dans un contexte où plusieurs procédures liées au rôle présumé de responsables rwandais présents sur le territoire français ont été engagées ces dernières années.
A lire également:





Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.