L'UE, le Canada et le Japon "préoccupés" par les limites proposées à l’armée ukrainienne dans le plan de paix américain
10:53, 23/11/2025, dimanche
AA

Jim WATSON et Tetiana DZHAFAROVA AFP
Cette combinaison d'images créée le 25 février 2025 montre le président américain Donald Trump (à gauche) le 24 février 2025 et le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) le 23 février 2025. L'Ukraine va entamer des pourparlers en Suisse avec les États-Unis sur les moyens de mettre fin à la guerre, a déclaré un négociateur ukrainien le 22 novembre 2025.Neuf pays de l’UE ainsi que le Royaume-Uni, le Canada et le Japon ont exprimé samedi leur inquiétude face aux limitations proposées pour l’armée ukrainienne dans le plan de paix américain, estimant que le projet "nécessitera un travail supplémentaire".
En marge du sommet du G20, les dirigeants ont salué les efforts américains pour instaurer la paix, soulignant que le projet initial en 28 points
"contient des éléments importants"
pour une paix juste et durable.Les dirigeants d’Allemagne, de France, du Royaume-Uni, d’Italie, d’Espagne, de Finlande, des Pays-Bas, d’Irlande, de Norvège, du Canada et du Japon ainsi que les présidents du Conseil et de la Commission européenne ont rappelé que le projet
"nécessitera un travail supplémentaire".
"Nous sommes clairs sur le principe que les frontières ne doivent pas être modifiées par la force. Nous sommes également préoccupés par les limitations proposées pour les forces armées ukrainiennes, qui laisseraient l’Ukraine vulnérable à de futures attaques"
, indique la déclaration.Ils ont également rappelé que la mise en œuvre des éléments concernant l’UE et l’OTAN
"nécessiterait le consentement"
de leurs États membres.Le projet de plan de paix semble exiger que l’Ukraine cède des territoires supplémentaires à la Russie, limite la taille de son armée et abandonne son ambition d’adhérer à l’OTAN. Le président américain Donald Trump a donné à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, jusqu’au 27 novembre pour répondre.
Zelensky a déclaré qu’il faisait face à un choix difficile :
"la perte de notre dignité ou le risque de perdre un partenaire clé".
La Russie a lancé son
"opération militaire spéciale"
en février 2022 pour ce qu’elle appelle la "dénazification"
et la démilitarisation de l’Ukraine. Outre les limites sur l’armée ukrainienne et l’interdiction d’adhésion à l’OTAN, Moscou souhaite que la langue russe bénéficie d’un statut officiel en Ukraine.À lire également :

International
Antonio Guterres: tout accord de paix en Ukraine doit respecter son intégrité territoriale

International
Poutine: la proposition américaine "pourrait servir de base" à un règlement du conflit en Ukraine

International
G20: les dirigeants s’engagent pour une paix durable au Soudan, en RDC, en Palestine et en Ukraine

International
L’Ukraine annonce l’ouverture de consultations avec les États-Unis en Suisse pour mettre fin à la guerre

International
États-Unis: Trump affirme que Zelensky est "raisonnablement proche" d’accepter le plan de paix

International
Zelensky: discussions approfondies avec les États-Unis sur leur proposition de paix

International
Ukraine : les États-Unis autorisent une nouvelle livraison de systèmes Patriot

Actualités Turquie
Erdogan: La Türkiye veut relancer les pourparlers d’Istanbul sur la guerre en Ukraine
Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.