Cette promesse a été réitérée lors d’un appel téléphonique entre le Premier ministre sud-coréen Han Duck-soo et son homologue japonais Shigeru Ishiba.
Cet échange intervient alors que le président sud-coréen, Yoon Suk Yeol, est suspendu de ses fonctions après son impeachment par le Parlement à la suite de sa tentative controversée de décréter la loi martiale. Sous la présidence de Yoon, Séoul s’était rapproché à la fois de Washington et de Tokyo.
Selon Yonhap News, citant des responsables sud-coréens, Han a souligné que la coopération sécuritaire trilatérale est essentielle pour "faire face au renforcement des liens militaires entre la Corée du Nord et la Russie".
Les deux dirigeants ont également convenu de maintenir la stabilité et de renforcer les relations bilatérales, tout en se préparant à célébrer l’année prochaine le 60e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques après la Seconde Guerre mondiale.
Après la décision choc de Yoon le 3 décembre, Han a cherché à rassurer le Japon, affirmant que toutes les affaires de l’État "seront menées strictement conformément à la Constitution et à la loi".
Il a également promis de poursuivre les politiques diplomatiques et sécuritaires sans retard. En tant que président par intérim, Han assurera ces fonctions jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle de Corée décide de maintenir ou non Yoon en fonction.
Par ailleurs, Han a opposé jeudi son veto à six projets de loi controversés adoptés par le Parlement et a exhorté les législateurs à réexaminer quatre textes liés à l’agriculture ainsi que deux concernant les procédures parlementaires.
Le Parlement, dominé par le principal parti d’opposition, le Parti démocratique, a rendu l’administration Yoon quasiment impuissante.
Parmi les projets de loi rejetés, la Loi sur la gestion des céréales oblige le gouvernement à acheter les excédents de riz pour stabiliser les prix en cas de fluctuations du marché. Deux autres lois visent à suspendre la soumission automatique des budgets gouvernementaux à l’assemblée générale après la date limite légale, tandis qu’un autre texte exige des entreprises qu’elles transmettent aux parlementaires les données demandées.
Le veto de Han pourrait exacerber davantage la crise politique dans le pays.
Yoon est le premier président en exercice de l’histoire de la Corée du Sud à faire face à de telles accusations, ainsi qu’à une interdiction de voyager, en raison de sa tentative d’imposer la loi martiale, levée seulement six heures après que le Parlement a rejeté son décret.
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