15:30, 20/02/2026, vendredi
CRIF: Lecornu rejette le terme "génocide" à Gaza
Lors du 40e dîner du CRIF à Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a rejeté l’emploi du mot "génocide" pour décrire la situation à Gaza. Il a dénoncé une "arme politique" visant à inverser les responsabilités et à relativiser la mémoire de la Shoah. Plusieurs institutions internationales qualifient pourtant les actions d’Israël de "génocide". Lecornu a également annoncé l’examen en avril d’une proposition de loi contre les propos antisionistes, portée par la députée Caroline Yadan, et critiqué la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese.
À l’occasion du 40e dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), organisé à Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a pris position sur la situation à Gaza.
Il a rejeté l’emploi du terme
"génocide"
pour qualifier les actions d’Israël dans l’enclave palestinienne. Selon lui, ce mot constitue "une arme politique" utilisée pour inverser les responsabilités. Il a estimé que son usage vise à relativiser la mémoire de la Shoah et à faire passer "les juifs de victimes à bourreaux".
Cette position intervient alors que plusieurs institutions internationales emploient explicitement le terme
"génocide"
à propos de Gaza. Parmi elles figurent la commission d’enquête indépendante de l’ONU, la rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, Amnesty International, Human Rights Watch ainsi que l’International Association of Genocide Scholars.Une proposition de loi contre l’antisionisme examinée en avril
Au cours de son discours,
Sébastien Lecornu
a également annoncé l’inscription à l’ordre du jour du Parlement, dès avril, d’une proposition de loi visant à pénaliser les propos antisionistes.Ce texte est porté par la députée Caroline Yadan.
Le Premier ministre a déclaré qu
e "se dire antisioniste, c’est contester le droit d’Israël à exister"
. Il a dénoncé le "flou"
entretenu, selon lui, entre la critique du gouvernement de Benjamin Netanyahu et la remise en cause de l’existence de l’État d’Israël.Sébastien Lecornu est également revenu sur la demande de démission visant Francesca Albanese. Il a jugé que certaines de ses prises de position décrédibilisaient la parole internationale.
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