Corée du Sud: le président déchu Yoon menacé d'arrestation

L'étau se resserre autour de l'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol. Les enquêteurs ont demandé lundi à la justice d’émettre un mandat d’arrêt à son encontre pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale.
Cette mesure, inédite dans le pays, intervient alors que la Corée du Sud traverse une grave crise politique.
Depuis la fin de la dictature militaire en 1987, jamais un président sud-coréen n’avait été confronté à une telle tentative d’arrestation par les forces de l’ordre.
Contexte et accusations
Selon le parquet, M. Yoon aurait autorisé l'armée à ouvrir le feu pour entrer au Parlement, une accusation grave qui alimente la controverse. Lors d’un appel téléphonique avec le commandant militaire Lee Jin-woo, Yoon aurait déclaré:
Cassez la porte et sortez-les, même si ça veut dire qu’il faut tirer.
Un rapport de dix pages publié par le parquet affirme que M. Yoon discutait déjà de la loi martiale en mars avec de hauts responsables militaires.
Déclarations et réactions
De son côté, l'opposition, majoritaire au Parlement, réclame son arrestation immédiate, citant la gravité des accusations et l’urgence d’éviter d'autres perturbations politiques.
Une crise politique et des catastrophes en parallèle
Pendant ce temps, le ministre des Finances, Choi Sang-mok, devenu chef de l'État par intérim, s’efforce de gérer une crise gouvernementale inédite.
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