Colombie : dépôt d'armes de dissidents des FARC
11:52, 19/06/2026, vendredi
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@NotiExpressColoX
Une centaine de membres de la Coordinadora Nacional Ejército Bolivariano (Cneb), une dissidence des Farc, ont déposé les armes ce jeudi 18 juin 2026 pour s'établir dans une Zone d'Installation Temporaire (ZUT) dans le département de Putumayo, dans le cadre des négociations de paix menées avec le gouvernement.Des membres de la Coordination nationale Armée bolivarienne (CNEB), dissidence des ex-FARC, ont procédé jeudi au dépôt symbolique de leurs armes dans le département du Putumayo, dans le cadre d'un accord avec le gouvernement Petro, selon des sources concordantes.
Dépôt d'armes supervisé dans le Putumayo
Selon des informations concordantes, des combattants de la Coordination nationale Armée bolivarienne (CNEB) ont déposé symboliquement leurs armes jeudi dans le département du Putumayo, situé dans le sud de la Colombie.
Cette opération s'inscrit dans le cadre d'un accord conclu avec le gouvernement du président Gustavo Petro et a été réalisée sous la supervision d'organismes internationaux ainsi que de l'Église catholique.
Les guérilleros concernés ont rejoint une zone de regroupement aménagée sur d'anciennes terres de culture de coca, où ils doivent séjourner dix mois avant le désarmement définitif. Par ailleurs, cette zone demeure sous surveillance militaire et la clarification de leur situation juridique est prévue à l'issue de cette période.
Un groupe à part dans le processus de paix
Le CNEB constitue actuellement la seule formation armée à poursuivre les négociations engagées dans le cadre de la politique de paix totale lancée par Gustavo Petro en 2022.
De plus, les discussions menées avec l'Armée de libération nationale (ELN), d'autres dissidences des FARC et plusieurs organisations liées au narcotrafic ont été suspendues.
Selon les autorités colombiennes, ce groupe compterait entre 2 000 et 2 500 membres. Les combattants ayant déposé les armes obéissaient aux ordres de Walter Mendoza, ancien membre des FARC ayant signé l'accord de paix de 2016 avant de reprendre les armes en 2019.
Contexte électoral et incertitudes
Cette avancée notable, la plus significative obtenue jusqu'à présent dans le cadre de la stratégie de paix du gouvernement, intervient à trois jours du second tour de l'élection présidentielle.
Les électeurs colombiens doivent choisir entre le sénateur de gauche Ivan Cepeda, partisan de la poursuite des négociations, et le candidat conservateur Abelardo de la Espriella, qui privilégie une approche sécuritaire.
Pour rappel, une alternance politique pourrait remettre en cause le processus engagé avec le CNEB ainsi que la suspension des mandats d'arrêt visant les participants aux négociations.
L'issue du scrutin dimanche déterminera ainsi la pérennité de ces accords dans un pays marqué par des décennies de conflit armé.
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