France : 6 à 20 mois de prison avec sursis requis contre neuf CRS pour avoir matraqué des gilets jaunes
17:08, 13/02/2026, vendredi
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@ici_officielX
Les prévenus, membres à l’époque des faits de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), comparaissent pour violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes.
Des peines allant de six à vingt mois d’emprisonnement, toutes assorties de sursis, ont été requises jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de neuf CRS poursuivis pour des violences commises lors de l’acte 3 du mouvement des gilets jaunes, le 1er décembre 2018.
À l’audience, la procureure Marie Dubarry a souligné que
"le désordre ne suspend jamais le droit"
, estimant que la justice devait examiner "le moment précis où l’usage de la force a cessé d’être nécessaire et proportionné"
, selon des informations rapportées par la presse française.À l’issue des réquisitions, l’avocat de deux parties civiles, Arié Alimi, a évoqué
"un soulagement"
face à la presse, jugeant les peines requises "somme toute assez élevées".
Il a toutefois estimé que "si nous avions été face à des Gilets jaunes jugés pour les mêmes faits, nous ne serions pas sur ce quantum de peines"
, appelant à une justice appliquée "de la même manière pour les mêmes types de faits".
De son côté, l’avocat de la défense, Laurent-Franck Liénard, a plaidé la relaxe des neuf policiers.
Les prévenus, membres à l’époque des faits de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), comparaissent pour violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes.
"C’est rare et c’est précieux"
En effet, il leur est reproché d’avoir matraqué et frappé à coups de pied des manifestants réfugiés dans un restaurant Burger King situé près de la place de l’Étoile, sans sommation préalable et sans leur laisser le temps d’évacuer, alors qu’ils n’opposaient pas de résistance.
Les faits, d’une durée de deux minutes et trente-sept secondes, ont été filmés sous différents angles par des manifestants, des journalistes ainsi que par des caméras de vidéosurveillance.
"Toute la séquence est filmée, c’est rare et c’est précieux, parce que cela empêche de réécrire l’histoire"
, a relevé la représentante du parquet.Les enquêteurs ont également recensé seize victimes non identifiées ne s’étant pas manifestées auprès de la justice.
"La force ne peut avoir pour finalité de punir, d’humilier, de compenser une journée difficile"
, a insisté la procureure, tout en reconnaissant la "violence de cette journée"
et la "difficulté de la mission"
des CRS."Plus la situation est chaotique, plus la maîtrise est exigée, parce que ce sont des professionnels entraînés et aguerris"
, a-t-elle ajouté. Le jugement est attendu le 17 mars.A lire également:

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