Cette mesure remplace la dérogation temporaire accordée le 23 mai dernier, qui offrait déjà une exemption de six mois. D’après l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), cette décision traduit "l’engagement continu de Washington en faveur d’un assouplissement ciblé des sanctions contre la Syrie".
L’annonce coïncide avec la visite historique du président syrien Ahmed al-Charaa à Washington, marquant un tournant symbolique dans les relations bilatérales.
Selon l’OFAC, la suspension met provisoirement fin à l’application du Caesar Act, à l’exception des transactions impliquant les gouvernements russe et iranien, ainsi que de celles portant sur des biens, technologies, fonds ou services d’origine russe ou iranienne.
Adopté en 2019, le Caesar Syria Civilian Protection Act constituait jusqu’ici un instrument clé de la pression américaine contre l’ancien régime de Bachar al-Assad, renversé en décembre dernier.
Ces sanctions bloquaient les investissements étrangers et les transactions économiques associées au gouvernement syrien et à ses partenaires.