Le Convoi terrestre pour la Palestine s'est élancé ce jeudi 23 juillet depuis Paris. Un rassemblement de soutien a réuni plusieurs centaines de militants venus saluer le départ de cette initiative citoyenne en direction de la Palestine occupée (Cisjordanie).
Un départ salué par une centaine de militants
Le coup d'envoi a été donné lors d'un meeting de soutien organisé dans la capitale française. Devant une foule mobilisée, Mustafa Cakici, figure du mouvement Palestine Convoy en France, a pris la route accompagné de plusieurs de ses camarades de lutte.
L'ambiance, à la fois déterminée et fraternelle, a rassemblé des militants de tous horizons. Drapeaux palestiniens et mots d'ordre pour la justice ont accompagné le départ des véhicules, dans une démarche que les organisateurs décrivent comme civile, non violente et résolue.
Un itinéraire inédit vers la Palestine
Le convoi terrestre suivra un circuit inédit, traversant l'Europe, la Türkiye, l'Irak et la Jordanie avant de rejoindre la frontière de la Palestine occupée (Cisjordanie). Les participants voyagent dans leurs propres véhicules, rejoints en chemin par d'autres délégations venues du continent.
Des escales sont prévues tout au long du parcours, notamment à Strasbourg, pour dénoncer, devant le Parlement européen, les complicités institutionnelles face au génocide en cours à Gaza.
Porter la voix des Palestiniens
Pour Mustafa Cakici, coordinateur européen de l'initiative, l'objectif est clair: "porter la voix des Palestiniens sur le plan médiatique, dénoncer la non-application du droit international et l'impunité d'Israël."
Le mouvement se présente comme une initiative citoyenne mondiale, un partenariat en constante expansion plutôt qu'une organisation unique. Ses membres revendiquent une action pacifique, ancrée dans l'esprit du Sumud, la fermeté palestinienne, et nourrie de la sagesse de l'Anatolie.
En quittant Paris, le convoi entend accroître la pression de l'opinion publique internationale contre l'occupation et l'oppression du peuple palestinien, et rappeler que la solidarité peut prendre la route, kilomètre après kilomètre.