Des retours massifs depuis la Tanzanie
Selon un rapport publié lundi soir par le Bureau de l'Organisation des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), environ 99 000 réfugiés burundais ont regagné leur pays entre janvier et août 2026.
La plupart de ces personnes proviennent de Tanzanie, où la fermeture récente de deux camps a directement entraîné une accélération significative de ces mouvements de population.
L'OCHA a précisé dans sa communication : "Environ 99 000 personnes sont rentrées au Burundi entre janvier et août 2026, la plupart en provenance de Tanzanie. La fermeture de deux camps de réfugiés en Tanzanie a entraîné une hausse de ces retours".
Ces rapatriements s'inscrivent dans un contexte de stabilisation progressive de la situation sécuritaire au Burundi.
Un cadre tripartite pour le retour volontaire
Par ailleurs, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avait conclu fin 2025 un accord tripartite avec les gouvernements du Burundi et de la Tanzanie.
Cet arrangement institutionnel vise à encadrer le rapatriement volontaire des réfugiés burundais résidant sur le sol tanzanien dans des conditions respectueuses de la dignité humaine.
Les trois parties contractantes ont notamment convenu que ces opérations devaient impérativement se dérouler dans le strict respect des principes de protection et des normes de sécurité applicables aux populations déplacées.
De plus, selon le HCR, les efforts de rapatriement se sont sensiblement intensifiés ces derniers mois après la fixation d'un objectif précis de 3 000 retours hebdomadaires.
Répartition régionale et origine de l'exode
D'après le dernier décompte établi par l'agence onusienne au 30 septembre 2026, le nombre total de réfugiés burundais s'élève désormais à 153 661 personnes.
Toutefois, seuls 2 050 d'entre eux demeurent encore en Tanzanie, témoignant de l'ampleur du mouvement de rapatriement observé tout au long de l'année.
À ce jour, le Rwanda constitue le principal pays d'accueil avec 51 372 réfugiés burundais, suivi par la République démocratique du Congo (45 847), l'Ouganda (43 823) et le Kenya (10 569).
Pour rappel, la quasi-totalité de ces personnes avaient fui leur pays natal en 2015 à la suite d'une grave crise politique et sécuritaire déclenchée par la décision controversée de l'ancien président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat considéré comme illégal par l'opposition et une frange de sa propre formation politique.