France: Thierry Henry dénonce l'attentat raciste de Trappes
10:41, 04/11/2026, mercredi
AA

Capture d'écranCBS
Thierry Henry dénonce l'attentat raciste de Trappes sur le plateau de CBS, le 3 novembre 2026.Mardi soir, sur CBS, Thierry Henry a dénoncé l'attentat raciste du 23 octobre à Trappes et à La Verrière. L'ancien international français a rendu hommage à Pengo Bossio Wangi, combattant de MMA de 26 ans tué dans l'attaque. Il a refusé la thèse d'un suspect ayant "perdu la raison" et demandé que cela cesse. Le PNAT s'est saisi de l'enquête, ouverte pour assassinat en raison de l'origine des victimes.
Thierry Henry a pris la parole mardi soir sur la chaîne américaine CBS. L'ancien international français a dénoncé l'attentat raciste du 23 octobre à Trappes et à La Verrière, près de Paris. Il a rendu hommage aux victimes, dont le combattant de MMA Pengo Bossio Wangi. Ainsi, une voix du football mondial rejoint la colère d'une partie de la société française.
Thierry Henry rend hommage aux victimes en direct
Thierry Henry était consultant sur CBS lors de la soirée de Ligue des champions. Pourtant, il a choisi de parler d'autre chose que de football. RMC Sport a rapporté ses propos.
Il a d'abord salué les familles des victimes de l'attaque. Il a ensuite cité Pengo Bossio Wangi, un combattant de MMA de 26 ans. Ce jeune homme a perdu la vie dans l'attentat.
"Je souhaite simplement, d'une certaine manière, rendre hommage et témoigner mon respect aux familles des victimes"
, a déclaré Thierry Henry. Il a ajouté que Pengo avait perdu la vie "simplement parce qu'il était noir". Ces mots ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.Pourquoi Thierry Henry refuse la thèse de la folie
Thierry Henry a contesté une idée répandue. Selon elle, le suspect aurait
"perdu la raison"
. L'ancien attaquant des Bleus a rappelé les déclarations du suspect sur le choix de ses cibles.En effet, cette lecture réduit l'attaque à un acte isolé et irrationnel. Or, le suspect aurait désigné lui-même les personnes visées. Le choix des victimes n'a donc rien d'aléatoire.
"À un moment donné, ça suffit"
, a lancé Thierry Henry. Par cette phrase, il appelle à nommer le racisme pour ce qu'il est. Il refuse aussi qu'on l'excuse par un prétexte psychologique."Devons-nous toujours prouver que nous sommes français ?"
Thierry Henry a ensuite dénoncé une réalité vécue par de nombreux Français. Certains doivent sans cesse justifier leur appartenance nationale. Cette exigence blesse et use ceux qui la subissent.
Il a posé la question avec force:
"Est-ce que nous, ou est-ce que moi, devons toujours prouver que nous sommes français ?"
Puis il a répondu lui-même. "Nous sommes français et cela ne changera jamais, quoi qu'il arrive"
, a-t-il affirmé.Il a aussi parlé en tant que père
. "Je suis noir, je suis français, je suis père de famille"
, a-t-il rappelé. Il a poursuivi: "Cela aurait pu être mon frère, cela aurait pu être ma fille. Alors, cela doit cesser"
. Enfin, il a exprimé son "plus profond respect"
aux familles endeuillées.Une parole qui dépasse le terrain
Thierry Henry a gagné la Coupe du monde 1998 et l'Euro 2000 avec les Bleus. Il compte parmi les footballeurs français les plus connus au monde. Sa notoriété donne donc un large écho à son message.
De plus, il parle depuis une chaîne américaine. Le sujet touche ainsi un public bien au-delà de la France. Cependant, cette audience ne remplace ni la justice ni l'action politique.
La famille de Pengo réclame justice et paix
Lundi, la famille de Pengo a tenu une conférence de presse. Son père, Boléma Bossio Wangi, a affirmé que sa famille voulait
"simplement la justice et la paix"
. Sa fille Ambre a lu une déclaration en son nom.Dans ce texte, le père a confié ses craintes.
"Aujourd'hui, dans une France en proie à de fortes tensions identitaires, j'ai peur en tant que père d'enfants noirs"
, a-t-il écrit. Cette phrase résume l'angle mort de bien des débats publics.Il a ensuite pris la parole lui-même. Il a parlé de son fils avec émotion.
"C'était quelqu'un de bien. On nous a enlevé un ange"
, a-t-il dit.Le PNAT saisi de l'enquête sur l'attentat raciste de Trappes
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'enquête. La justice avait d'abord ouvert une enquête pour assassinat en raison de l'origine, réelle ou supposée, des victimes. Cette saisine marque donc un tournant judiciaire.
Le suspect, Kévin T., a reconnu avoir
"spécifiquement ciblé"
des personnes "de type musulman"
, "africain"
ou "nord-africain".
Par ailleurs, ces déclarations restent à confirmer par la procédure. Le suspect conserve la présomption d'innocence jusqu'à un éventuel jugement.Un racisme qui frappe les Noirs et les musulmans en France
Cette attaque visait des personnes noires, africaines, nord-africaines et musulmanes. Elle rappelle donc que le racisme antinoir et l'islamophobie tuent. Ces violences pèsent sur des communautés entières, pas seulement sur les victimes directes.
Les mots ne suffisent toutefois pas. Il faut une justice rapide et des moyens réels contre la haine. C'est pourquoi la famille de Pengo demande justice avant tout.
Un appel à la dignité et à la justice
Thierry Henry a profité d'une soirée de football pour parler d'humanité. Son message tient en peu de mots : ces vies comptent, et ces crimes doivent cesser. La famille de Pengo, elle, attend désormais la vérité et la justice.
A lire également:

International
Trappes : le père de Pengo réclame "justice et paix"

International
Mosquée de Lodève: des menaces de mort et des actes islamophobes dans l'Hérault

International
Attentat raciste de Trappes: Kévin T mis en examen pour terrorisme
Titres : attentat de TrappesFranceThierry Henrybleusviolences racistesattentat racistetrappesjusticeidentité françaisela verrièrepengo bossio wangimmaracismecbspnatparquet national antiterroristeislamophobieracisme antinoiréquipe de franceattentat raciste TrappesLigue des championsracisme en Francehommage aux victimes


