Golan occupé : l’Arabie saoudite condamne la Colombie

L’Arabie saoudite a condamné mardi la reconnaissance par la Colombie de la souveraineté israélienne sur le Golan syrien occupé, qualifiant cette décision de violation du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies.

La rédaction avecAA
Riyad condamne la reconnaissance par la Colombie de la souveraineté israélienne sur le Golan syrien occupé, dénonçant une violation du droit international.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a souligné que cette reconnaissance violait la Charte des Nations unies, notamment la résolution 497 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en 1981. Celle-ci avait déclaré "nulle et non avenue et sans effet juridique international" l’imposition par Israël de ses lois, de sa juridiction et de son administration sur le Golan syrien occupé.


Le ministère a estimé que de telles positions ne contribuaient pas à la réalisation de la paix, mais s’écartaient au contraire du large consensus international sur le Golan syrien occupé, renforçaient les tentatives d’imposer un fait accompli et compromettaient les efforts visant à parvenir à la paix dans la région.


L’Arabie saoudite a réaffirmé sa position de longue date selon laquelle le Golan est un territoire arabe syrien occupé, soulignant qu’"aucune mesure ou décision visant à modifier son statut juridique ne crée de droits ni de légitimité".


Riyad a appelé la Colombie à revenir sur sa décision du 10 août, à respecter le droit international et les résolutions des Nations unies, et à continuer de soutenir les efforts visant à parvenir à la sécurité, à la stabilité ainsi qu’à une paix juste et durable dans la région.


Le Golan a été occupé par Israël lors de la guerre du Moyen-Orient de 1967.



À lire également:



INTERNATIONAL
Syrie : incursion israélienne en pleine visite de Guterres

INTERNATIONAL
Guterres en Syrie : première visite d'un chef de l'ONU depuis 2009

INTERNATIONAL
Pays-Bas : embargo sur les produits des colonies israéliennes dès septembre

Les échos de la visite surprise du chef du MİT Kalın à Damas